En 2020, Apilia a installé trois ruches dans le jardin du site historique d’Apprentis d’Auteuil, rue Jean de La Fontaine, dans le 16ᵉ arrondissement de Paris. Le rucher sert de support pédagogique aux jeunes de la MECS Sainte-Thérèse et aux élèves de l’École Hôtelière Sainte-Thérèse : installation, suivi, récolte et hivernage sont réalisés avec eux. Première récolte : plus de 40 kilos de miel, malgré une mise en place tardive. Voici comment ce projet s’est déroulé.
Un rucher dans le jardin du site historique, à Paris 16ᵉ
L’installation était prévue au printemps. Le confinement du 17 mars au 11 mai l’a repoussée à début juin, ce qui n’est pas anodin : la mise en place d’un rucher se fait idéalement en début de printemps, pour laisser à la colonie le temps de se développer, de constituer ses propres réserves, et de produire un excédent récoltable avant la fin de l’été.
Trois ruches ont été installées dans le petit jardin de la cour. Le nombre n’est pas arbitraire : en dessous de trois colonies, l’apiculteur n’a aucune marge de manœuvre si l’une d’elles s’affaiblit ou perd sa reine. C’est une des questions que nous traitons dans les questions à se poser avant d’installer des ruches.
Le site est en plein Paris. Les contraintes d’implantation en centre-ville — zone de vol dégagée, éloignement des cheminements, accès pour l’apiculteur — sont détaillées dans nos conditions d’installation de ruches à Paris.
Trois objectifs pour les jeunes accueillis
À travers l’École Hôtelière Sainte-Thérèse et la MECS Sainte-Thérèse, Apprentis d’Auteuil a construit le projet autour de trois finalités distinctes.
- Pédagogique. Acquérir des connaissances théoriques et pratiques sur les abeilles, et disposer, dans le cadre de leur formation, d’un module expérientiel ouvrant sur de nouvelles compétences professionnelles — du savoir-faire autant que du savoir-être.
- Environnemental. Prendre conscience du rôle des insectes pollinisateurs dans les écosystèmes urbains et comprendre les causes de leur déclin. Nous détaillons ce sujet dans notre article sur le rôle des abeilles et des pollinisateurs dans la biodiversité.
- Éducatif. Respecter des consignes de sécurité strictes, travailler en groupe, maîtriser des gestes précis et obtenir un résultat tangible. L’apiculture mobilise ces quatre dimensions en même temps, et de manière concrète.

Comment se sont déroulées les journées ?
Le projet s’est construit en trois temps, calés sur le calendrier de la colonie plutôt que sur celui de l’établissement.
- La théorie et l’installation. Première journée consacrée au fonctionnement de la colonie, aux règles de sécurité et à l’installation des trois ruches. Ce sont les jeunes de la MECS Sainte-Thérèse qui ont participé à la mise en place.
- Le suivi et la récolte. Les élèves de l’École Hôtelière Sainte-Thérèse ont pris le relais, notamment pour la récolte : retrait des hausses, désoperculation, extraction, mise en pot. Le déroulé complet est décrit dans notre article sur la récolte du miel avec Apilia.
- La préparation à l’hivernage. Dernière journée de la saison : contrôle des réserves, traitement, et préparation des colonies à passer l’hiver. C’est l’étape qui détermine la survie du rucher.
Ce découpage est celui que nous appliquons dans tous nos ateliers pédagogiques autour de la ruche et des abeilles : chaque séance correspond à un moment réel de la vie de la colonie, ce qui donne au projet un fil conducteur d’une intervention à l’autre.
Plus de 40 kilos de miel la première année
C’est une très belle production pour une première saison, et plus encore pour un rucher installé début juin au lieu de mars. Les trois colonies ont trouvé à Paris des ressources florales suffisantes — parcs, jardins privés, balcons, alignements d’arbres — pour se développer et constituer un excédent récoltable en quelques mois seulement.
Il faut prendre ce chiffre pour ce qu’il est : le résultat d’une année, sur un site donné. La production dépend de la météo et de l’environnement immédiat, et varie fortement d’une saison à l’autre. Un printemps pluvieux peut la réduire à presque rien. Le miel sert d’abord à nourrir la colonie ; seul le surplus est prélevé.
La vidéo des journées chez Apprentis d’Auteuil
Les ateliers, les manipulations et la récolte de miel dans le jardin d’Apprentis d’Auteuil, filmés sur place en novembre 2020.
Un rucher pédagogique dans votre établissement ?
Le modèle mis en place chez Apprentis d’Auteuil est transposable à tout établissement disposant d’un espace extérieur et d’un référent interne : lycée, centre de formation, internat, association, collectivité locale. Le rucher reste sous la responsabilité technique d’Apilia, et les jeunes interviennent uniquement dans le cadre des séances encadrées, en tenue de protection.
Pour les écoles maternelles et primaires, nous ne procédons pas à l’installation de ruches : nous intervenons sous forme de journées d’animation et de découverte du monde des abeilles, adaptées à l’âge des enfants, et de séances pédagogiques en classe.
Pour les entreprises, la démarche est la même avec des objectifs différents : voir l’installation et la location de ruches en entreprise en Île-de-France. D’autres retours de nos clients sont réunis sur notre page témoignages.
Contactez-nous pour étudier ensemble la faisabilité de votre projet : la visite sur site est gratuite et sans engagement.
Questions fréquentes
Peut-on installer un rucher dans une école ou un internat ?
Oui, dans les établissements accueillant des adolescents ou de jeunes adultes : lycées, centres de formation, internats, maisons d’enfants. C’est le cas chez Apprentis d’Auteuil, où le rucher sert de support de formation. En revanche, Apilia n’installe pas de ruches dans les écoles maternelles et primaires : nous y intervenons sous forme de journées d’animation et de découverte du monde des abeilles, encadrées et adaptées à l’âge des enfants.
Les jeunes manipulent-ils eux-mêmes les ruches ?
Oui, en tenue de protection complète et toujours en présence de l’apiculteur. Ils participent à l’installation, à l’ouverture des ruches, à l’observation des cadres, à la désoperculation et à la mise en pot. Le niveau de participation est ajusté séance par séance, et l’observation depuis l’extérieur du rucher reste une participation à part entière pour ceux qui le préfèrent.
Combien de miel produit un rucher la première année ?
C’est très variable. Chez Apprentis d’Auteuil, trois ruches installées début juin ont produit plus de 40 kilos dès la première saison. Une installation au début du printemps donne généralement de meilleurs résultats, mais tout dépend de la météo et des ressources florales autour du site. La première année est souvent la moins productive, la colonie devant d’abord constituer ses propres réserves.
Une association ou une collectivité peut-elle installer un rucher ?
Oui. Le dispositif est identique à celui d’une entreprise : étude de faisabilité sur site, installation des colonies, suivi technique par un apiculteur professionnel tout au long de l’année, séances encadrées avec le public accueilli, récolte et mise en pot. Apilia intervient dans les huit départements d’Île-de-France.

